Venir me reprocher

Venir me reprocher d’en aimer deux ?
C’est un méchant procès que vous me faites !

J’aime un éclat de rire, un tour gracieux,
L’ondoiement d’une étoffe ou d’une mèche…

Je désire la prude et la coquette ;
Est-ce assez cependant pour l’amoureux ?

Je ne suis pas de ceux dont l’univers
S’éploie dans l’infini d’un même feu…

Le temps n’a plus son vieux manteau

Le temps n’a plus son vieux manteau
De vents mauvais, de lourdes pluies ;
Il s’est vêtu de broderie,
Le soleil drape ses épaules…

Tous les insectes, les oiseaux
Saluent de mille mélodies
          Le temps nouveau…

Dans des reflets d’argent poli,
L’eau des fontaines, des ruisseaux,
Vibre des joies que l’air charrie ;
Chacun respire de nouveau !